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Qu'est-ce que le périnée ?

C’est l’ensemble des muscles qui constituent le plancher pelvien. Il est situé à la partie inférieure du bassin. Il constitue la « fermeture » de celui-ci. Il comporte d’arrière en avant, l’anus, le vagin, l’urètre. Cette zone subit de nombreuses pressions dans tous les mouvements de la vie quotidienne. Il subit aussi d’énormes pressions durant la grossesse et au moment de l’accouchement. 

Cette zone est souvent difficile à se représenter au niveau conscient. Pour faciliter cette prise de conscience, il a été conseillé durant longtemps de faire l’exercice appelé « pipi stop ». Le but de celui-ci est de ressentir concrètement l’effet de la contraction du périnée. Il s’agit d’arrêter le flot d’urine lorsque l’on va au toilettes. Cette pratique est désormais déconseillée car elle a parfois provoqué des infections urinaires. Aujourd’hui, je le préconise avec parcimonie. Une seule fois par jour, juste le temps de ressentir la contraction et l’effet produit. Il s’agit d’aller aux toilettes, lors d’un besoin courant, de commencer à uriner et de lâcher ensuite pour laisser la vessie se vider complètement. Cette phase de relâchement est essentielle ! En effet, un périnée heureux est un périnée qui se contracte mais qui se relâche aussi !

Sa faiblesse peut entraîner, à terme, des fuites urinaires. C’est pour cette raison qu’il est primordial de vérifier son efficacité après un accouchement.

Il est absolument primordial qu’un bilan du périnée soit effectué avant la reprise du sport. La seconde partie de la rééducation post-accouchement centrée sur le travail de la ceinture abdominale ne doit pas débuter si un doute persiste sur l’efficacité de la fonction périnéale.

En quoi consiste le bilan du périnée ?

Lors de votre première séance, le praticien effectue un contrôle manuel du périnée (un peu comme chez le gynécologue ou la sage-femme) et il vous demande de le contracter volontairement. Cet examen lui permet de constater deux choses :

  • la force de contraction de votre périnée 
  • votre capacité à le contracter volontairement (le contrôle)

La force s’évalue de manière subjective comme si on demandait de semer la main pour en sentir la force.

Le contrôle doit être évalué car il arrive qu’une personne dispose d’un périnée fort mais qu’elle ne sache pas comment s’y prendre pour le contracter. Elle met en place des compensations avec les muscles abdominaux (en rentrant le ventre) ou avec les adducteurs (en serrant les cuisses l’une contre l’autre). Face à cette situation, il convient de faire prendre conscience de la bonne commande à donner aux muscles pour qu’ils soient efficaces. Le plus simple est d’imaginer que l’on retient un gaz ou une envie d’uriner. Il est indispensable d’obtenir ce contrôle avant d’envisager la rééducation de la sangle abdominale.

La rééducation en pratique

Il existe plusieurs manières de le faire.

Si vous faites cette rééducation chez une sage-femme, elle sera souvent équipée d’un appareillage de biofeedback. Ce système utilise une sonde vaginale et un écran qui permet de visualiser le travail à effectuer. La sonde reçoit les informations de pression du périnée et les transcrit sur un écran de contrôle que la patiente peut voir.

Chez la plupart des kinésithérapeutes, deux cas de figure se présentent.

Selon le cas et le résultat du bilan, cette rééducation peut se faire manuellement ou par électro-stimulation.

Par contrôle manuel :

Les doigts du kinésithérapeute servent de biofeedback par la perception que le praticien a de la contraction. Il demande à la patiente de serrer plus ou moins fort, plus ou moins vite, plus ou moins longtemps le périnée pour le renforcer, comme le muscle qu’il est.

Par électro-strimulation :

Le kinésithérapeute utilise un appareil d’élecro-stimulation musculaire relié à une sonde vaginale. La patiente détermine l’intensité du travail supportable et contracte son périnée de manière synchrone avec la machine. Le kinésithérapeute fait une ordonnance pour permettre à la patiente de se procurer, en pharmacie, une sonde qui lui est strictement personnelle et qu’elle apportera avec elle à chaque séance.

Quelques conseils
pour préserver son périnée

Pour conserver un périnée efficace :

  • Je le contracte à chaque fois que je vais faire un effort, porter des charges,
  • Je ne pousse pas pour finir plus vite une miction.
  • Je ne laisse pas s’installer la constipation qui m’obligerai à « pousser » fréquemment pour déféquer.
  • Je ne porte pas de vêtements trop serrés au niveau du ventre.
  • J’engage mon périnée avant d’effectuer la contraction les abdominaux au cours des exercices. Je souffle au cours de ce travail et j’inspire à la phase de repos.
  • J’évite la pratique du « pipi de précaution » à tout bout de champs !